2 août : Page (AZ) - Kayenta (AZ)
Dès 8:30 Indy téléphone chez Eaglerider de Las Vegas. Il leur explique le problème rencontré avec la moto. On lui répond qu'ils nous envoient par camion une nouvelle moto. La personne va partir tout de suite de Vegas et il sera à Page vers 16:00. Indy me dit que pour l'instant nous allons prendre notre breakfast tranquillement puis vers 10:00 nous irons faire la visite d'Antelop Canyon. Ensuite on reviendra à l'hôtel où il restera à attendre la moto et je prendrais le Pontiac afin de pouvoir aller visiter Monument Valley avec le groupe. Il nous rejoindra là bas. Je le remercie car j'aurais été vraiment déçu de rater Monument Valley. C'est un des points importants qui ont motivé ce voyage.
A 10:00 nous nous dirigeons sur Antelop. Après s'être acquitter du droit d'entrée, nous patientons à peine 5 minutes et on nous fait embarquer sur deux de leurs gros 4x4. On est un peu serré mais on est content. Ca secoue un peu, le chemin défile rapidement puis les 4x4 s'arrêtent et nous descendons. Deux femmes navajos, la mère et la fille nous font signe de les suivre. Ce sont elles qui vont nous guider tout au long de notre visite. Nous pénétrons dans le canyon. Et là, c'est l'enchantement ! Des couleurs pas croyables ! La roche a été sculptée de formes compliquées sur lesquelles la lumière joue avec les ombres. Chaque mètre que l'on parcours nous fait découvrir de nouvelles lumières et de nouvelles formes. Il n'y a pas trop de monde et nous pouvons prendre notre temps. Nos guides nous expliquent beaucoup de choses que je ne comprends pas toujours. Elles nous montrent les endroits à prendre en photos et sous quel angle. Elles prennent nos appareils pour faire les photos à ne pas louper. On voit qu'elles ont l'habitude car elles utilisent sans problème les différents type d'appareils. Elles sont intarrissables et bien sympathiques. Au retour la luinosité à changer car il est près de midi, les couleurs sont différentes. C'est vraiment magnifique. Il n'est même pas nécessaire de lancer du sable en l'air dans la lumière pour faire les photos , celui ci tombe naturellement, du haut du canyon, poussé par le vent. C'est féérique !
En cours de route, nous rencontrons encore une zone orageuse qui oblige les motards à s'équiper avec le vêtements de pluie. Mais cela ne dure pas très longtemps. Nous faisons une halte pour nous restaurer puis continuons notre route. Maintenant le soleil est revenu et il commence à faire chaud. Nous arrivons à Kayenta et enfin à l'hôtel BW Wetherill Inn. Nous ne sommes pas très en avance, mais beaucoup veulent se rafraîchir. On se donne rendez-vous à dix sept heures. Ca nous laisse une demie heure pour poser les bagages et prendre une douche .
Début Etape précédenteOn retrouve Indy qui nous attend près des motos. Il me présente ma nouvelle monture. Ce n'est pas une RoadKing ! Ils n'en avaient plus et en milieu de semaine les motos ne sont pas encore rentrées. Ils ont donné ce qu'il restait : un Fat Boy ! C'est toujours le même moteur, mais ce n'est pas le même confort, c'est plutôt une moto pour le solo et pas faite pour les grands trips. Il n'y a pas de sacoches, un genre de grand sac en toile accroché au dossier du sissy-bar sert à transporter les affaires. Je fais un peu la "gueule", mais je n'ai pas d'autres choix. La nuit est tombée lorsque l'on prend la route pour Kayenta. Au détour d'un virage on évite de justesse un groupe de chiens errants qui marchent sur la route. On en rencontre à plusieurs reprises et c'est avec vigilance que nous continuons notre route. Arrivé à Kayenta, on ne tergiverse pas, et on se dirige sur le premier restaurant Tex-Mex que nous indique un panneau. L'endroit est un peu lugubre, on traverse une grande aire désertique qu'éclairent quelques réverbéres blafards. Des jeunes dans une voiture déglinguée passent et repassent à plusieurs reprises. On gare nos motos devant le restaurant. Deux jeunes indiens sont assis sur un mur et nous regardent. Comme d'habitude, nous laissons nos casques sur les motos et pénétrons dans le resto. Le repas est animé, on se raconte ce que l'on a perçu à Monument Valley. Lorsque nous ressortons, les deux jeunes s'eclipsent rapidemment et on s'aperçoit que deux casques sont manquant. Celui de mon épouse et celui de Catherine qu'elle avait acheté juste avant le départ. C'est la première fois que nous sommes victimes de malveillance dans ce pays. On s'inquiète car on ne sait pas où nous allons trouver de nouveaux casques dans cette région. Mais un de nous se rappel que nous en avons trois de réserve prêtés par Eaglerider pour remplacer certains de nos casques qui n'étaient pas homologués chez eux. Mais c'est quand même en râlant après notre manque de prévoyance que nousrejoignons notre hôtel pour nous coucher.
Etape suivanteBonus : une petite vidéo réalisée par notre amie Babette avec son appareil photo (veuillez patienter pendant le chargement de la vidéo)

Il nous fais faire le circuit habituel avec une halte au John Ford Point, avec nos appareils photos, nous mitraillons à tout va. Je retrouve avec joie tous les lieux visités 3 ans auparavant. Dans Big Hogan, il nous fait allonger contre la paroi et nous demande de chanter une chanson de chez nous. On se concerte, ne sachant pas trop quelle chanson choisir. Quand une d'entre nous commence "L'Aigle Noir" de Barbara. Quand on s'arrête de chanter, notre guide poursuit avec un chant indien. Il n'y a pas photo, son chant est bien plus en accord avec le lieu. La chanson de Barbara est très belle, mais pas à sa place sur ce site. Nous reprenons notre visite, toujours autant secoués à cause de l'état de la piste. Notre guide dit quelque chose puis bifurque dans une petite piste , quelques instants plus tard on s'arrête vers un enclos derrière lequel se trouvent 2 hogans. Il nous demande de descendre et se dirige vers l'un deux dans lequel il nous fait pénétrer. Nous entrons. Une vieille dame indienne est assise et elle est en train de filer. Derrière elle un tapis en cours de fabrication. Elle est habillé avec une robe fushia et une sorte de veste verte brillante. Elle porte de nombreux bijoux fait d'argent et de turquoises. Sur des tables sont exposés quelques bijoux. Notre guide nous explique que c'est sa grand mère, qu'elle a 90ans, qu'elle montait encore à cheval il n'y a pas très longtemps et que dans sa jeunesse elle avait tournée dans un western avec John Wayne. Elle propose de coiffer Jessica à la manière indienne, avec des herbes séches en guise de peigne. La scène est intéressante. Elle coiffe Jessica avec dextérité et nous montre qu'avec peu de chose, quelques herbes, une plume et un lien, elle fait aussi bien qu'avec une brosse ou un peigne. Et tout cela dans la bonne humeur. Les flashs crépitent. Nous faisons de nombreuse photos, laissons quelques dollars et prenons congés. Ils doivent profiter des touristes pour faire un peu d'argent en vendant quelques objets et aussi grâce aux photos. Nous reprenons notre visite, mais le soleil est déjà très bas et la lumière est faible. Mais on profite d'un vrai couché de soleil.
A dix sept heures tapantes tout le monde est présent et c'est avec impatience que l'on enfourche les motos. Je reconnais tout de suite la route et les roches qui la bordent. Les mesas se font de plus en plus nombreuses. Certains du groupes font des haltes pour quelques photos. Quand je prend la piste qui mêne au Visitor Center j'ai le coeur gonflé d'émotion. Après avoir garé les motos, je contemple les Mitten et Merrick et la magie opère à nouveau. J'en ai plein les yeux ! Je suis dans Monument Valley ! Je suis bien ! Mais il est tard et il faut faire vite. On cherche le guide indien qu'Indy nous a fortement recommandé. Celui ci nous fait un tarif intéressant et nous embarquons dans son 4x4.
Les 4x4 nous ramènent au parking. On a encore les pensées qui vagabondent dans le canyon. C'est dur de s'arracher à de telles beautés. Pendant que tout le groupe se réunis et discute en m'attendant, je retourne à l'hôtel avec Indy. Je prends place au volant, il me donne quelques conseils sur les commandes du véhicule. Je le remercie encore de s'occuper de la moto pendant que nous visiterons Monument Valley et nous partons rejoindre les autres. C'est la première fois que je conduis une voiture automatique. Je ne me sens pas très à l'aise au volant de ce monstre. Au premier stop, j'écrase la pédale de frein en croyant débrayer, avec mon épouse nous sommes à deux doigts de nous éclater la tête dans le pare-brise. La deuxième fois, c'est pour prendre la route 98 qui va en direction d'Antelop. Cette fois ci, même les bagages ont fait un bon en avant et sont venu s'écraser contre nos sièges. La vitre d'un tableau sur la Route 66 que notre collègue Patrick avait acheter en souvenir, n'y a pas résistée. On rejoint enfin le groupe et je leur explique que j'ai quelques problèmes avec la pédale de frein. Un membre du groupe a déjà eu affaire à pareil cas et me dit de replier ma jambe sous le siège comme cela je serais moins tenté de m'en servir. J'applique son conseil et au bout de quelques temps en effet je m'habitue. Il est vrai que les raisons de freiner en débrayant son rares sur les routes des US, il n'y a pas beaucoup de feux et de stops.